Ma démarche

FRANCIS  PUIVIF : un parcours en peintures, dessins, sculptures d’assemblages.

1984 à 1990 :

Après une année d’école hôtelière, trois années d’études pour être étalagiste décorateur, un an d’agence de  publicité avec cours du soir et un an dans un atelier d’artiste pour la préparation aux beaux arts,  j’ai compris que j’avais besoin de reprendre le chemin  de mes égéries familiales avec lesquelles j’ai commencé diverses créations dans leurs ateliers que cela soit avec des matériaux achetés ou récupérés.

 

Démarche:

 1989  à 1998 :

La technique du  papier collé, les affiches et magazines déchirés ou découpés,  l’acrylique et le pastel mélangés c’est ce qui m’attire  le plus.  Je maroufle mes toiles sur bois et travaille principalement sur les thèmes de la ville, scènes de la vie, fêtes  ainsi qu’ une série sur le sport en créant mes propres papiers sur ordinateur.  Pour certaines œuvres en volume je réalise des doubles fonds  pour y intégrer des boites en métal que j’ai trouvées, chinées ou tombées du ciel par le hasard d’une rencontre… Mes premiers tableaux sont plutôt influencés par la vision des peintres impressionnistes, comme Cézanne, Monet et bien d’autres…

1998 à 2008 :

 Durant cette période plusieurs obsessions picturales me travaillent: Les papiers collés m’attirent toujours, principalement sur le thème des fêtes en ville, Gay Pride… dessiner mes personnages d’un coup de crayon sur une affiche ou un magazine, les découper pour les coller dans ma ville en papier pour qu’ils dansent comme si ils dansaient vraiment font partie de mes objectifs. Dans un même temps,  je récupère ou achète en brocante, des instruments de musique, des jetons et articles de jeux, jouets…je récupère aussi dans les usines des métaux pour faire des socles ou autres. Je réalise une commande pour une société d’automobile: c’est  réellement le commencement des assemblages. La technique évolue, j’utilise beaucoup les vis, les boulons, les tiges filetées,  je perce et soude. Certaines réalisations sont complexes et je ne peux les réaliser seul.  Le crash, le splash, l’explosion de la toile sont aussi au cœur de mes recherches et sortent de l’intérieur, tout comme la musique qui est omniprésente dans l’atelier en plus des instruments autour de moi,  mon but étant d’aller chercher au cœur de ceux-ci, une harmonie pour faire entendre une musique sans bruit.

2008 à 2015

 Mon travail me fait penser  aux nouveaux réalistes que je découvre au fur et à mesure et qui me donnent envie de continuer dans ce sens.

Depuis une dizaine d’années,  je récupère tout ce qui a un lien avec le jeu ou l’argent: jetons, tapis de jeu, roulettes… J’ai très envie d’exprimer à ma façon ce monde fait de  rêves, qui m’inspire de par toutes ces émotions si différentes.  Ma collecte de pièces aura été longue entre mes demandes auprès d’établissements de jeux, les brocantes, internet… ma palette de matières colorées étant enfin suffisante,  je peux commencer une série sur ce thème.  Joie, amusement,  peur,  stress,  fête,  folie… font partie des émotions que j’aimerais faire passer, d’une manière abstraite, figurative ou humoristique. Dans un même temps,  les instruments et les boites  attendent  leur tour. Une grande exposition personnelle au Musée de Cagnes sur Mer à lieu en 2012 et fait ainsi le point sur mon travail avec les premières installations qui prennent forme.

à partir de 2015

L’atelier déborde,  mes ingrédients  sont de plus en plus nombreux, un grand et long tri s’organise, tout y passe, quelques objets sont mis à l’écart mais restent facilement accessibles, d’autres retournent dans des cartons, certains retournent d’où ils viennent: la déchèterie,  tandis que d’autres  prennent place…

Mon domaine est réorganisé par groupe de travail et maintenant j’ai besoin de réunir tous ces matériaux,  leurs donner un sens commun, essayé de trouver dans la nature de ces objets ce que nous ne voyons pas dans la réalité. Les représenter en dehors de leurs utilités mais bien au cœur de notre société.

Cette  multitude de pièces sélectionnées me permet de mieux provoquer, le hasard, un cri ou une émotion.

les pinceaux regroupés tel une armée, les outils s’affolent, le marteau casse, les jetons fleurissent, le livre raconte une histoire, les touches de piano ressurgissent, la peinture jaillit… mais l’humanité représentée par ce monde imaginaire avance.